L'HISTOIRE DE MANSAC

 

                                        MANSAC aujourd’hui et hier 
 
Mansac se situe dans la vallée de la Vézère en Corrèze. Mansac fait partie du canton de Larche et de l'arrondissement de Brive. Sa superficie est de 1849 hectares et sa population de 1341 habitants.
 
Le nombre d'agriculteurs a beaucoup diminué et le bourg s'est dépeuplé depuis l'essor ferroviaire, à partir de 1860, du hameau de La Rivière. Toute la vie extra agricole s'est concentrée autour de la gare, sur ligne Périgueux-Brive, près de laquelle est venue s’implanter l’usine de la Paumellerie Electrique, après 1910. La forêt occupe encore une surface importante et de nombreux ruisseaux sillonnent la commune.
 
Le bourg de Mansac est perché sur son coteau à 203m d'altitude, tandis que le village de La Rivière, à 93m, s’étend dans la plaine où s'écoule la Vézère. L'endroit le plus élevé de la commune est au Seuil-Haut à 236m.
Des entreprises se sont installées sur le site de l'ancienne Paumellerie devenu parc industriel.
 
La Maison de Retraite Charles Gobert accueille 80 personnes et gère un service de soins à domicile de 29 prises en charge.
La vie associative est très riche avec le rugby, le football, la gymnastique, le tennis, la pétanque, la chasse, les anciens combattants...              
 
                                  Un peu d'histoire : Mansac à travers les siècles
 
Le nom de Mansac apparaît pour la première fois dans le testament de Saint Yrieix daté du 30 octobre 573.
Saint Sigismond est le saint-patron de l'église de Mansac. Fils d’un roi des Burgondes, il succéda à son père en 516 et régna jusqu’à sa mort en 523. Considéré comme défendeur du catholicisme et martyr, il fut honoré comme Saint. Mansac lui a dédié son église. Le vitrail droit du transept le représente.  
 
Mansac fut longtemps une dépendance de la châtellenie d'Ayen. Au 12ème siècle, une famille noble habitait au bourg et portait le nom de la paroisse.
Au début du 15ème siècle, une vicomtesse de Limoges se remarie avec le riche et puissant seigneur gascon, Alain d'Albret. Henri IV (1553-1610) est héritier des Albret par sa mère Jeanne (il est Bourbon par son père).  Roi de Navarre, mais pas encore roi de France (il le deviendra en 1589),  il vendit la châtellenie d'Ayen en 1581 à la famille de Noailles.
La châtellenie d'Ayen dont Mansac fait partie, va être érigée en Comté (1594), puis en Duché-pairie (1663).
Cependant une partie de la paroisse n'appartenait pas aux Noailles, mais successivement aux Pompadour, aux Saints Aulaire (1554), aux Saillant (1572).
En 1777, les biens sont réunis par les seuls Féletz, résidents de Gumont. Charles Godefroy, à qui appartient ainsi la paroisse, est le père de l'académicien Charles Marie d'Orimon de Felez (1767-1850).
 
A la révolution, la commune de Mansac est créée et rattachée au département du Bas-Limousin (rebaptisé Corrèze, en février 1790). La commune fait partie du canton de Larche (à 9km) et de l'arrondissement de Brive (à 15km). Le premier maire s'appelle Dufaure : c'est le curé de la paroisse, comme dans de nombreuses communes rurales.
 
Au milieu du 19ème siècle, le pont du Gour sur la Vézère est construit par Adolphe Godin De Lépinay, éminent ingénieur, originaire de Lissac, et auteur de prestigieux travaux (Nationale 20 entre Limoges et Cahors, de nombreux ponts, et des voies ferrées: Clermont-Aurillac, Athènes-Le Pirée, Alger-Constantine et Mexico-La Vera Cruz. Pour le canal de Panama, on préfère le projet Ferdinand de Lesseps au sien. Mais les américains reprirent et menèrent à bien le projet en se basant sur les travaux de Godin de Lépinay).
La voie ferrée arrive à La Rivière en 1860 ; La ligne Périgueux-Brive est inaugurée le 17 septembre. 
 
Sur la commune l'Etat hérite de la superbe résidence de La Choisne.
Charles Gobert mourut le 9 avril 1884 à l'âge de 65 ans. Il était ingénieur des Arts et Métiers, puis entrepreneur en construction à Paris. Il laissa une fortune considérable dont la plus grande partie, comprenant le château et la propriété de la Choisne, fut léguée au département pour l'arrondissement de Brive, suivant la volonté expresse du donateur, afin d’en faire un Asile pour vieillards nécessiteux (testament daté du 12 mai 1883). C'est aujourd'hui la maison de retraite que nous connaissons.
 
La voie ferrée, l'implantation de la Paumellerie Electrique en 1916, (fabrique de paumelles et de charnières automobiles), ont contribué au développement du bourg de La Rivière. Dans les années 1970, l'usine de la P.E. comptait plus de 1000 salariés. Malheureusement, elle a définitivement fermé ses portes en janvier 1984.
 
L'autoroute A89 (Clermont-Ferrand - Bordeaux) traverse la commune de Mansac sur une distance de 5 kilomètres. La bande des 300 mètres fut connue en octobre 1990. Cette autoroute est ouverte à la circulation depuis le 11 janvier 2006 et le 16 janvier 2008 pour la 2ème partie, avec un double échangeur autoroutier et un péage sur la commune (sortie 18), au Pont du Jarry. Il est même prévu l'aménagement d'une zone artisanale de 4 hectares à côté de cet échangeur.
 
            D’après un document de l’association la Graine et l’idée, présenté en avril 2011, lors de son exposition « la vie autrefois à Mansac » qui a connu un vif succès.

 

  

             Sortie d'usine à la PE                                                            Le portail de la PE des années 60

 

 

PE  et voie ferrée Vue aérienne 

 

Le bourg : la mairie

 

Vitrail  de l'église

 représentant Saint Sigismond

 

 

 

Le pont du Gour avant rénovation 

 

Le château de la Choisne

 

 

L'autoroute A89

et la sortie n°18: Mansac-Terrasson