1944, les Allemands à Chamillac et au Bourg

 

      

 

 Au printemps 1944, au cours de la nuit, les maquisards, au volant d’un camion, se rendaient à Chamillac.

Trop chargé, le véhicule ne put franchir le raidillon. Or, il transportait des armes et des munitions que le maquis voulait dissimuler dans les environs. Le camion fut déchargé dans la nuit et les caisses cachées dans un petit jardin clos par une haie, à quelques mètres de la route, sur la gauche en montant, avant l’entrée de Chamillac-haut.

Le lendemain, les Allemands étaient là, avec un impressionnant dispositif de chars au bord de route départementale et dans les prés, canons tournés vers le village. « Certains soldats profitaient de cet arrêt  pour manger les cerises sur les arbres ». Les troupes fouillaient les maisons et les bâtiments, cherchant des maquisards ou des armes. Rien ne fut trouvé ; pourtant les caisses étaient toujours dans le jardinet. Le four était plein de tourtes de pains en partie destinées au maquis et celles de la fournée précédente étaient dissimulées le long de la haie, à droite de la route.

Dans une des maisons, le propriétaire avait trouvé quelques jours auparavant un chargeur de fusil allemand rempli de ses munitions, sans doute perdu par un maquisard, et il l’avait caché sous son lit. Fort heureusement, il ne fut pas découvert. 

Au bourg de Mansac, l’instituteur depuis la fenêtre de son appartement alerta Georgette Froidefond (qui devint ensuite l’épouse d’Henri Lagorsse).Elle était montée à l’épicerie du bourg faire des courses. Il lui demanda d’attendre chez lui à l’école, car les Allemands étaient à Chamillac. Elle préféra se réfugier chez une copine du bourg.

Il n’y eut pas de conséquences graves à Chamillac, mais les habitants du village avaient eu très peur.

Des otages avaient été pris à la Rivière et ailleurs et alignés devant le mur de l’école du bourg (la mairie actuelle).

Dans  cette période, les Allemands  attaquèrent le camp du maquis «Timbaut » dans les bois de Rosiers d’Yssandon à la limite de la commune, non loin de Chamillac. (Voir bulletin municipal  de juillet 2012 ou site internet de la commune sur accueil-MAIRIE DE MANSAC). Une stèle en souvenir des 5 tués  et d’un disparu a été dressée au bord de la route de la Borderie.

                                                   D’après  les souvenirs d’Henri Lagorsse et Gaston Pestourie habitants de Chamillac.